Mobi’tiques : s’appuyer sur la sociologie pour renforcer la mobilisation citoyenne sur le risque tique en Occitanie
Lancé par le GRAINE Occitanie, financé par l’Institut ExposUM (projets territoriaux – campagne 2023) et soutenu par l’Université de Montpellier et la Région Occitanie, le projet Mobi’tiques propose de construire et mettre en œuvre des actions de mobilisation visant à renforcer l’implication des citoyens face au risque lié aux tiques sur leur territoire de vie.
Les tiques sont des vecteurs d’agents pathogènes susceptibles de provoquer différentes maladies chez l’être humain, comme la borréliose de Lyme ou la fièvre boutonneuse méditerranéenne. Les personnes pratiquant des activités de pleine nature (randonnée, jardinage, chasse, VTT, équitation, etc.) sont particulièrement exposées à ce risque. La sensibilisation et la transmission des bons gestes permettent de réduire leur vulnérabilité face aux tiques et aux maladies qu’elles transmettent.
« Comment construire une méthodologie de mobilisation du public, autour de l’enjeu sanitaire des tiques, dans la perspective de favoriser les pratiques de la nature et de réduire les problèmes sanitaires ? »
C’est la question que se pose le projet Mobi’tiques !
Pour y répondre, douze intervenants pédagogiques issus d’associations d’éducation à l’environnement du réseau GRAINE Occitanie, ont accompagné des groupes de pratiquants de la nature afin de les mobiliser autour de l’adoption et de la diffusion de bonnes pratiques de prévention et de gestion des piqûres de tiques.
Le projet visait à mener, avec chacun des groupes accompagnés, trois séances pour non seulement partager des connaissances, mais surtout, faire émerger une dynamique collective débouchant sur la co-construction d’une action concrète.

Le projet de recherche Mobi’tiques a permis d’analyser les conditions favorisant cette mobilisation citoyenne. Plusieurs enseignements se dégagent :
- L’organisation de séances spécifiquement dédiées au projet semble plus favorable que de profiter du rassemblement du groupe pour venir présenter le projet.
- L’apport de connaissances seul ne permet pas de faire émerger une dynamique de mobilisation du groupe. Il est ainsi préférable d’engager rapidement une réflexion autour d’une action collective.
- Faire des problématiques, des expériences et des difficultés rencontrées par les participants le point de départ de la démarche permet de renforcer la mobilisation du groupe.
En résumé, une approche descendante centrée uniquement sur la transmission de connaissances ne suffit pas à faire émerger une mobilisation collective. Il apparaît plus pertinent de s’appuyer sur les questionnements et les problèmes rencontrés par les participants, puis de mobiliser les apports de connaissances au cours de la mise en œuvre d’actions collectives.
La suite du projet
Les investigations menées dans le cadre de Mobi’tiques se poursuivent désormais au sein du dispositif Pik’Tro qui vise à réduire l’exposition des habitants.es d’Occitanie, à quatre risques vectoriels et urticants : la tique, le moustique tigre et la chenille processionnaire.